IMMUNOREX-DM28: Enquête sur une nouvelle alternative thépareutique dans la lutte contre le virus HIV !

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Le 1er décembre a été célébré la Journée Mondiale de lutte contre le Sida et comme chaque année plusieurs manifestations ont été organisées dans tous les pays et notamment sur le continent Africain si durement touché depuis plus de 30 ans par cette épidémie. La recherche hélas n’a toujours pas réussie à ce jour à éradiquer cette maladie par la mise au point d’un vaccin préventif ou thérapeutique, même si de nombreux  essais sont en cours depuis plusieurs années mais hélas avec beaucoup de déceptions laissant transparaitre trop souvent de faux espoirs aux millions de séropositifs sur la planète par des effets d’annonces en matière de communication.

Depuis 1980 on a comptabilisé plus de 30 millions de morts dont les 2/3 uniquement en Afrique ! Aujourd’hui les chiffres sont toujours aussi alarmant même si on ne meurt plus du SIDA dès lors que l’on bénéficie de l’accès aux traitements anti-rétroviraux. Toutefois avec près de 40 millions d’individus infectés par le VIH seul 17 millions ont la chance d’avoir accès aux thérapies anti-VIH. En 2016, le constat est de 22 millions de personnes qui ne bénéficient d’aucune thérapie et que chaque jour cette situation entraine 8000 décès pour plus des deux tiers en Afrique Subsaharienne. Un rapport officiel rédiger par un cabinet d’expertises américain a annoncé qu’avec 30 milliards de dollars injecté on sera en mesure de se débarrasser du Sida en 2030.

C’est effectivement une nouvelle qui donne de l’ espoir mais deux observations surgissent : primo ou trouver les 30 milliards de US$ nécessaire ? soit 3 fois plus que la dotation financière de 2015 en matière de lutte contre le SIDA. Second point que fait-on des 22 millions de personnes infectées n’ayant pas accès aux tri-thérapies classiques, car 2030 c’est pas demain ? A cela se rajoute le rapport de l’OMS de 2015 qui estime qu’ en absence d’un vaccin préventif et efficace c’est 57 millions d’individus qui auront besoin d’un traitement en 2030 ! Soit 17 millions de plus qu’en 2016, car chaque jour on dénombre 7500 nouvelles contaminations dans le monde malgré les campagnes de communications et de préventions.

IMMUNOREX-DM28 une nouvelle alternative africaine dans la lutte contre l’épidémie VIH/SIDA.  A l’occasion de la journée du 1er décembre, il a été organisé à Kinshasa capitale de la République Démocratique du Congo deux journées scientifiques sur le VIH, ainsi que du lancement d’une nouvelle thérapie anti-VIH et maladies opportunistes élaborée par un chercheur Gabonais le Professeur Donatien Mavoungou.

Ces 2 journées ont permis à plusieurs experts internationaux de venir donner à plus de 300 invités dans le domaine de la santé et de la recherche en Afrique leur avis sur la situation actuelle sur la recherche mondiale contre le VIH/SIDA.  Notamment le Pr. Jean Claude Chermann co-découvreur du virus VIH en 1983 à l’Institut Pasteur à Paris ainsi que du Canadien le Pr. Mark Wainberg ex président de IAS (Association Internationale contre le SIDA) développeur de la molécule la plus utilisée dans le traitement du VIH le 3TC et Directeur du centre SIDA de l’Université Mc Gill à Montréal. Invité en tant que experts par le Ministère de la santé en association avec le programme PLNS (Programme de Lutte Nationale contre le Sida), les représentants de l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé), de l’ONUSIDA et du Fond Mondial contre le SIDA.

Le Pr. Jean Claude Chermann co-découvreur du virus VIH à Kinshasa (RDC) le 01/12/2016.

Le Pr. Mark Wainberg , Directeur du Centre Sida de l’Université McGill de Montréal (Canada) le 30/11/2016 à Kinshasa (RDC)

Invité également à ces journées scientifiques le Pr. Mavoungou inventeur de la thérapie baptisée IMMUNOREX-DM28 qui était accompagné de M. Michel Correa, Président fondateur de l’Institut IDSRSI (Institut International pour le Développement & Soutien à la Recherche Scientifique Innovante) basé sur la technopôle de Sophia Antipolis en France. Institut qui soutien et accompagne le programme IMMUNOREX après validation du comité scientifique composé de 12 experts internationaux.

Le Pr. Donatien Mavoungou inventeur de IMMUNOREX-DM28 et M. Michel-Paul Correa, Président de l’Institut IDSRSI partenaire depuis 18 ans. le 01/12/2016 à Kinshasa (RDC)

Nous avons pu nous entretenir avec M. Correa afin qu’il puisse nous donner quelques informations sur ce nouveau traitement semble t’il prometteur ?

Bonjour Monsieur Correa pouvez-vous nous donner quelques informations sur la genèse de cette nouvelle thérapie dénommée Immunorex-Dm28 qui vient d’être lancée le 1er décembre en RDC ?

” Bonjour, Immunorex est le fruit de longues années d’observations et d’expérimentations du Pr. Donatien Mavoungou spécialiste en biochimie et endocrinologie ( ndlr: études des hormones) ainsi que de chercheurs partenaires du programme. L’intéressé fut élève du célèbre Pr. Etienne Emile Beaulieu qui avait étudié une hormone dénommée DHEA (dehydroepiandrostérone) et qui avait mis au point entre autre la pilule dite du lendemain (RU486). Courant des années 1990 le Pr Mavoungou fit le constat que de nombreuses personnes infectées par le VIH avaient un déficit significatif en DHEA, il décida en collaboration avec des médecins de faire prescrire aux patients de la DHEA sous formes de comprimés ou gélules et d’observer les effets éventuellement obtenus ou pas ?  Les résultats observés furent au delà de ses espérances ce qui engendra durant 18 années de travaux de recherches fondamentales et recherches appliquées. A cela se rajouta les études cliniques in-vitro qui furent réalisées au sein du laboratoire du Pr. Mark Wainberg à l’Université McGill de Montréal au Canada. Par la suite furent réalisées des études sur l’animal pour notamment l’évaluation de la toxicité de la molécule qui outre la DHEA comme principal principe actif, fut associé à d’autres molécules notamment des acides lipidiques. Toutes ces études firent l’objet de publications dans des revues scientifiques internationales. Il fut ensuite mis en place des études cliniques in-vivo (chez l’homme) sur près de 3000 patients volontaires sur une durée de 8 ans, étude supervisée par un médecin clinicien à Libreville le Dr. Gontran MAKA. 1er constat aucun décès n’a été constaté suite à la prescription du traitement et aucun effet secondaire ou complication majeure n’ont été répertorié à ce jour.

Le médicament Immunorex a pour but de restaurer les dysfonctionnements et dérèglements entre le système immunitaire (qui reste l’unique cible du virus VIH) et le système endocrinien. Perturbations induites par le virus qui vont engendrer la maladie et notamment ceux dites opportunistes.

Immunorex a comme propriétés dans le cas du VIH de bloquer la réplication du virus tout en restaurant et renforçant le système Immunitaire. Il agit comme immuno-modulateur (booster du système immunitaire).  Le traitement peut être pris soit par voie orale (comprimé ou gélule) ou également en fonction du stade général du malade et de la maladie sous forme injectable.”

Boites du médicament IMMUNOREX-DM28 sur le stand de CODIPROPHAR distributeur de produits pharmaceutiques en RDC.

Dans le cas du traitement du VIH est-ce que Immunorex est proposé comme complément aux autres médicaments (anti-rétroviraux) ou est-il prescrit de façon autonome ?

Dans le cas du traitement VIH, il y a 2 options la 1ère est pour tous les patients qui suivent déjà un traitement anti-VIH l’ Immunorex intervient associé aux antirétroviraux. Il est fort déconseillé d’abandonner les traitements prescrits afin d’utiliser uniquement Immunorex de façon autonome, car le virus à tous les risques ensuite de déclencher des résistances aux médicaments et cette mutation va rendre le virus plus résistant et plus virulent. De plus les études qui ont été réalisées quand Immunorex est associé aux ARV on observe une optimisation des effets des médicaments tout en diminuant leurs effets secondaires. En revanche pour les patients qui non pas la chance d’avoir accès aux ARV ou autres médicaments anti-VIH il est naturellement indiqué la prescription du médicament Immunorex car c’est toujours mieux que rien pour le malade.

Ou est fabriqué le médicament Immunorex ?

Le médicament IMMUNOREX-28 est fabriqué par un laboratoire pharmaceutique ayant tous les agréments exigé par l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) ce laboratoire est situé en Afrique du Sud.

Quels sont les prochains pays qui vont comme la RDC autoriser la délivrance du médicament ?

Le continent Africain est composé de 55 pays, plusieurs ministères de la santé ont été ou vont être approché courant 2017 notamment le Congo-Brazzaville, le Bénin, le Togo, la Côte d’Ivoire , le Cameroun, l’Angola, le Nigeria et la Tunisie pour l’instant. Nous sommes aussi en contact avec un pays d’Asie Centrale.

Sous quelle forme trouve t’on le médicament ?

Le médicament existe sous la forme galénique de comprimé et courant 2017 il sera aussi disponible sous forme injectable en sous cutané. A cet effet une société Française SMS UNIPIC a élaboré une seringue autobloquante nouvelles normes spécifique pour le médicament IMMUNOREX-DM28. Toutefois ce mode sera réservé à certaines catégories de malades.

Comment les personnes peuvent-elles se procurer le médicament ?

Le médicament n’est délivré actuellement uniquement qu’en Pharmacie en RDC avec prescription médicale (ordonnance) rédigée par un médecin. Il est impossible de se procurer le médicament par correspondance ou par internet.

Le Professeur Mavoungou poursuit-il toujours des travaux de recherches sur l’IMMUNOREX-DM28 ?

Oui naturellement le Professeur Mavoungou a de nombreux autres axes de recherches que le VIH, notamment sur l’utilisation de IMMUNOREX dans le cadre de certaines pathologies telles que le Diabète, l’hypertension artérielle, le paludisme, les démences et cancer.

L’inventeur est originaire du Gabon et les études cliniques in-vivo chez l’homme ont été menées également au Gabon. Quelle est l’implication des autorités de ce pays vis à vis de leur compatriote qui a été de nombreuses fois primé et honoré par la communauté scientifique internationale ?

Je ne veux pas entrer dans une nouvelle polémique sur ce sujet, je dirais uniquement que “ Nul n’est prophète dans son pays ” et que si le Pr. Mavoungou n’a besoin de rien les autorités Gabonaises sont tout à fait disposées pour le soutenir dans ses programmes de recherches et tout en déclarant haut et fort qu’ils sont fiers et honorés du parcours de leur compatriote…. Permettez-moi donc de ne pas poursuivre sur ce thème au risque de devenir désagréable.

D’accord M. Correa mais justement le paradoxe c’est que ses pairs l’invite régulièrement au travers des grandes conférences internationales pour présenter ses travaux et résultats et lui accorde de nombreux prix au plan scientifique alors que dans son propre pays il est durement controversé c’est peu courant ce genre de situation ?

Effectivement c’est comme vous le déclarez très justement tout le paradoxe de cette singulière et pathétique situation. En fait la réponse est contenu dans votre question. L’ensemble de la communauté scientifique internationale composée d’experts, de spécialistes sur le VIH et maladies infectieuses, Chercheurs, Médecins, Pharmaciens, spécialistes en virologie, rétro-virologie, infectiologie invite le Pr. Mavoungou dans de très nombreuses conférences internationales. Pour que l’intéressé puisse participer au titre de conférencier pour présenter un article, un poster ou voir un abstract il doit remettre au préalable à une commission composée d’experts ses propositions et c’est uniquement après lecture par ces spécialistes en la matière qu’on accorde ou pas de pouvoir venir présenter ses travaux et résultats. Depuis 18 ans que j’accompagne le Pr. Mavoungou j’ai pas connaissance que l’on lui a opposé une seule fois un refus. Sa toute dernière conférence c’est tenue en juillet dernier à la conférence internationale des rétrovirus et nouveaux médicaments à Cap Town en Afrique du Sud. Non seulement il fut invité pour présenter ses résultats à ses pairs mais il fut invité au titre de conférencier inaugural de ce congrès international. En conclusion je constate que ses pairs lui accorde un profond respect et ceux qui sont dans la controverse gratuite sont rarement des experts et spécialistes en la matière ce qui explique sans doute cette situation.

Kinshasa le 01/12/2016 ” Journée mondiale de lutte contre le SIDA et lancement du médicament IMMUNOREX-DM28 “.

Certaines personnes désormais remettent même en cause la prétendue efficacité du médicament dans le cadre du traitement du VIH, vous en pensez quoi ?

Je vous dirai arrêtez de me faire rire car ce matin j’ai les lèvres gercées et c’est douloureux (rires). Non plus sérieusement et pour clore ce chapitre qui est uniquement soulevé par des personnes totalement incompétentes en matière de recherches sur le VIH et animé probablement que par la jalousie, la bêtise mais surtout de la non connaissance des réalités et exigences en matière de recherche scientifique. Pour amener une molécule à obtenir une AMM (Autorisation de Mise sur le Marché) vous devez présenter de nombreuses pièces, rapports d’études cliniques sur l’animal, sur l’homme , rapport de la toxicité, publications dans des revues scientifiques et c’est uniquement à l’analyse et expertise de ces documents que vous pouvez annoncer que telle molécule a telles ou telles propriétés bénéfiques sur telles ou telles pathologies. Je terminerais en portant à votre connaissance que le médicament IMMUNOREX a été testé sur près de 3000 malades infectés par le VIH sur plus de huit années. Si cette thérapie était dangereuse ou inefficace dans le cadre du VIH, y a fort longtemps que l’on en aurait entendu et que le Pr Mavoungou ne bénéficierait plus de la possibilité de pouvoir publier ou de participer pour présenter ses travaux et résultats aux conférences internationales sur le SIDA.

Paris le 18/12/2016 - Présentation du médicament IMMUNOREX aux Docteurs en Pharmacie de l’APAF ( Association des Pharmaciens Africains en France)

Merci M. Correa du temps que vous avez bien voulu nous accorder, souhaitez-vous apporter une conclusion à cet interview ?

En tout 1er lieu merci de m’avoir permis de m’exprimer sur ce programme innovant et très prometteur notamment pour Afrique. La RDC est le 1er pays a avoir accordé sa prescription à cela en parallèle de la distribution par les pharmacies il va être mis en place début 2017 en association avec les autorités sanitaires de ce pays, une phase d’observations de type IV (pharmacovigilance). Ceci permettra dans 12 mois d’avoir les toutes premières données statistiques et épidémiologiques recueillies par les médecins et pharmaciens de la RDC. Permettant de préciser sans ambiguïté l’efficacité du médicament dans le traitement du VIH et de connaître les bénéfices obtenus pour chacun des malades ayant bénéficié de cette nouvelle thérapie. Je vous remercie une nouvelle fois de votre intérêt sur cette nouvelle thérapie complémentaire aux ARV et formule à tous, tous mes vœux de santé de joies et de paix pour 2017.

Interview réalisé par Skype le 21/12/2O16

Crédit photos : Institut IDSRSI

By : BS SCIENCENET

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